Le Pôle Écofi du Tribunal de Grande Instance Ouaga 1 a rendu son verdict dans l’affaire de détournement de fonds publics au FIE. En effet plusieurs prévenus ont été condamnés pour abus de fonction, détournement de deniers publics et enrichissement illicite. Voici les détails de cette affaire de détournement FIE.
Des condamnations variées
Le tribunal a prononcé des peines de prison assorties de sursis et des amendes substantielles. Ainsi S K JM, reconnu coupable d’abus de fonction et de détournement de 24 millions de FCFA, a été condamné à 5 ans de prison avec sursis et à une amende de 67,8 millions de FCFA. Il devra également verser 22,85 millions de FCFA à l’État burkinabè à titre de dommages et intérêts.
Aussi Un autre prévenu, K L, a écopé de 24 mois de prison et d’une amende de 5 millions de FCFA pour enrichissement illicite. O S et O/D A C ont été condamnés pour concussion, avec des peines de prison avec sursis et des amendes allant de 50 000 à 1,5 million de FCFA.
Des conséquences graves pour l’environnement
Les fonds détournés au Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) ont des répercussions directes sur la préservation de l’environnement. « La privation des investissements nécessaires aggrave la dégradation environnementale », souligne un rapport de l’ASCE-LC. Les conséquences incluent :
- La perte de biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles.
- La fragilisation des efforts de conservation, créant un cercle vicieux de dégradation environnementale.
- Des coûts économiques et sociaux élevés, affectant particulièrement les populations les plus vulnérables.
Détournement FIE : un signal fort contre la corruption
Ce jugement marque une étape importante dans la lutte contre la corruption au Burkina Faso. « Il illustre la volonté des autorités judiciaires de sanctionner les abus », indique le ministère de la Justice. Le gouvernement, représenté par l’Agent Judiciaire de l’État (AJE), a annoncé son intention de recouvrer les montants dus dans un délai de 6 à 12 mois.
L’affaire, ouverte suite à un rapport d’audit de l’ASCE-LC en janvier 2024, rappelle l’importance de la transparence et de la responsabilité dans la gestion des fonds publics. « Ce verdict pourrait influencer les futures actions judiciaires concernant la gestion des ressources publiques », estiment les observateurs.
















