L’armée syrienne a repris le contrôle de 34 villes et villages dans le nord du pays, précédemment tenus par les forces kurdes. Cette offensive s’inscrit dans une stratégie d’expansion territoriale du président Ahmad al-Chareh, qui a également accordé des droits nationaux à la minorité kurde par décret. Voici les détails de cette crise syrienne 2026.
Une avancée militaire stratégique
L’armée syrienne a délogé les combattants kurdes de plusieurs zones, dont la ville de Deir Hafer, située à 50 km à l’est d’Alep. « Plus de 200 combattants kurdes ont quitté la région », indique un communiqué officiel. « Les habitants, qui avaient fui les combats, commencent à revenir », rapporte un correspondant de l’AFP.
Cette opération fait suite à des bombardements sur les positions kurdes vendredi. « Deux soldats syriens ont été tués dans une attaque des forces kurdes à Maskana », précise l’armée. Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, accusent l’armée de ne pas avoir respecté les délais de retrait négociés.
Un décret historique pour les Kurdes
Le président Ahmad al-Chareh, un ancien jihadiste arrivé au pouvoir en décembre 2024, a annoncé un décret reconnaissant les droits nationaux des Kurdes. « Leur langue devient officielle », une première dans l’histoire syrienne. « Cette minorité de deux millions de personnes obtient enfin une reconnaissance », souligne un analyste.
Cette décision intervient alors que le régime cherche à consolider son autorité sur l’ensemble du territoire. « Al-Chareh veut montrer une image d’ouverture tout en renforçant son contrôle militaire », explique un expert en géopolitique.
Crise syrienne 2026 : quelles conséquences pour la région ?
L’offensive militaire et le décret sur les droits kurdes créent un paradoxe :
- D’un côté, le régime syrien étend son emprise territoriale par la force.
- De l’autre, il accorde des droits inédits à une minorité longtemps marginalisée.
« Cette double approche vise à apaiser les tensions tout en affirmant l’autorité de Damas », analyse un diplomate. « Mais les Kurdes restent méfiants, craignant une reprise en main autoritaire », ajoute-t-il.
Les habitants arabes de certaines localités ont acclamé l’armée syrienne, selon des témoignages. « Une partie de la population voit d’un bon œil le retour de l’État », note l’AFP.



















