Le gouvernement burkinabè annonce une baisse des prix des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux à compter du 1er mars 2026. Cette décision, présentée en Conseil des ministres, concerne les produits distribués par la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques (CAMEG). Les réductions sont spectaculaires : 67,27 % pour certains comprimés, 53,47 % pour les formes injectables, 20 % pour les sirops et suspensions, et jusqu’à 72,73 % pour certains consommables médicaux.
Cette baisse des prix des médicaments représente un effort financier de 3 milliards de francs CFA consenti par l’État. Elle s’inscrit dans la continuité de la réduction intervenue en mai 2025, qui avait déjà mobilisé 5 milliards de francs CFA. L’objectif est clair : rendre les soins accessibles à tous et permettre aux ménages de réallouer leurs ressources vers d’autres besoins essentiels.
Un impact direct sur le pouvoir d’achat
La baisse des prix des médicaments aura un effet immédiat sur le budget des familles burkinabè. En réduisant significativement le coût des traitements, cette mesure vise à améliorer l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables. « Cette décision traduit la volonté du Président du Faso d’assurer un accès équitable à des services de santé de qualité », a souligné le ministre de la Santé lors de sa communication.
Les économies réalisées grâce à cette baisse des prix des médicaments pourront être utilisées pour d’autres dépenses vitales, comme l’alimentation ou l’éducation. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale de protection sociale, visant à réduire les inégalités en matière de santé.
Baisse des prix des médicaments : une politique publique ambitieuse
La baisse des prix des médicaments est le résultat d’une politique volontariste du gouvernement, qui mise sur la transparence des circuits d’approvisionnement et la négociation des coûts avec les fournisseurs. En 2025, une première vague de réductions avait déjà permis d’alléger la charge financière des patients. Avec cette nouvelle mesure, le Burkina Faso confirme son engagement à renforcer son système de santé et à protéger les populations contre les dépenses catastrophiques liées aux maladies.
Cette baisse s’accompagne d’un renforcement des contrôles pour éviter les pénuries et garantir la disponibilité des produits dans les structures sanitaires. « Nous veillerons à ce que ces réductions profitent effectivement aux patients », a assuré le ministre, rappelant que cette mesure est prioritaire pour le gouvernement.



















