Burkina-USA: le DG de Liz-Telecom-Azimmo , Malamine Ouédraogo, risque 20 ans de prison

Malamine Ouédraogo, directeur général de Liz-Telecom-Azimmo, entreprise appartenant à la femme d’affaires burkinabè Alizèta Ouédraogo dit Gando, a été inculpé pour escroquerie par la justice américaine, selon l’AFP, repris par plusieurs médias. Cette affaire porte sur 12 millions de dollars dans un marché de moustiquaires imprégnées.

Malamine  Ouédraogo est accusé d’avoir détourné 12 millions de dollars  en fournissant des moustiquaires défectueuses bon marché au Burkina Faso.  Mais il n’a pas été interpellé. Il risque jusqu’à 20 ans de prison s’il devait l’être.

Le fonds Global Fund, financé en partie par l’agence d’aide américaine USAID, lui aurait versé des millions de dollars pour qu’il achète et distribue plus de deux millions de moustiquaires certifiées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le cadre d’une campagne de lutte contre le paludisme,  au Burkina, selon l’AFP.

Les moustiquaires devaient être traitées avec de l’insecticide avant d’être distribuées, selon le procureur Preet Bharara. Mais au lieu de se fournir auprès du fabricant thaïlandais recommandé par l’OMS, l’homme a trouvé des moustiquaires bien moins chères chez un vendeur chinois. Il a ainsi détourné plus de 12 millions de dollars, estime le procureur.

Ces modèles, qui n’étaient recouverts que de très peu d’insecticide, voire pas du tout, avaient été emballés pour laisser croire qu’ils venaient de Thaïlande.  Les moustiquaires non traitées n’éloignent pas les moustiques.

Pour rappel, en 2012, une commission d’enquête parlementaire avait auditionné Malamine Ouédraogo sur la mauvaise exécution d’un marché de fourniture de moustiquaires, notamment un retard dans les délais de livraison (62 jours) et des plaintes formulées par les utilisateurs de ces moustiquaires (grattage, étouffement…).

Malamine Ouédraogo avait à l’époque rétorqué qu’il n’avait pas été totalement payé par l’Etat et, en ce qui concerne la qualité des moustiquaires, il avait affirmé qu’elles avaient été homologuées par l’OMS. Le marché portait sur 5 milliards de F CFA.

BURKINA24

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