Crise à l’université : ce n’est pas normal que des étudiants , s’adonnent à ce genre d’actes

Parmi les dossiers examinés par le Conseil des ministres de ce jeudi, figure la question liée à la vie estudiantine.

A ce sujet, le premier volet évoqué est relatif à la construction d’une cité universitaire moderne de type R+4 au quartier 1200 logements. Selon le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, René Bagoro, au regard des besoins énormes, il faut développer d’autres initiatives aux côtés des efforts du ministère en charge des enseignements secondaire et supérieur. L’érection de cette cité répond à cet élan. Elle offre plusieurs commodités pour une capacité de 600 lits, annonce M. Bagoro. D’ores et déjà, le ministre des enseignements secondaire et supérieur, Filiga Michel Sawadogo, espère que les bénéficiaires sauraient entretenir le joyau.
L’autre volet examiné par le Conseil est lié à la situation intervenue à la cité universitaire de Kossodo la semaine dernière où des étudiants ont intégré les chambres en forçant les portes. Pour le ministre de tutelle, Filiga Michel Sawadogo, ce n’est pas normal que des étudiants « qui sont des citoyens ordinaires, qui n’ont pas plus de droits que les autres », s’adonnent à ce genre d’actes alors que le pays vient de connaître des problèmes, entraînant un blocage des services pendant plusieurs jours. Il déplore que des étudiants en viennent à casser les portes des chambres pour s’y installer.
Ainsi, le ministre Sawadogo a confié que le Conseil des ministres a, de façon unanime, reprouvé cette situation. Pour cela, poursuit-il, des dispositions seront prises pour y mettre fin, sans pour autant dire ces mesures. « Vous les saurez à temps … », a-t-il annoncé.
Le ministre a également déclaré qu’une plainte a été déposée en justice par le directeur général du CENOU (Centre national des œuvres universitaires) contre les dégâts causés dans ladite cité.
Pour lui, « si on devient nombreux, il faut se discipliner pour que ça marche. Sinon, si chacun en fait à sa tête, comme des gens sans foi ni loi, ça ne peut pas aller ». Il a invité les étudiants à savoir raison garder, le gouvernement étant à pied d’œuvre pour répondre aux préoccupations dont celles liées aux retards et aux fausses inscriptions.
Ce Conseil des ministres se tient également au moment où s’effectue la rentrée scolaire après un report d’une semaine liée à la situation politique. Pour le ministre, tout le monde ne peut pas être prêt dès le premier jour ; cela devrait se faire de façon progressive. Mais tout doit être opérationnel d’ici au 15 octobre, souhaite-t-il.
Au regard de cette situation, il invite donc les enseignants, les parents d’élèves, les élèves, bref, l’ensemble des maillons de la chaîne, à tout faire pour que ce retard soit résorbé. « Si en faisant quatre heures par jour en année normale ça marche, il faut essayer de faire cinq à six heures pour que le retard soit absorbé », a-t-il conseillé.


Lefaso.net

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