Le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a lancé ce mercredi une opération de contrôle et de fermeture des appartements meublés illégaux à Ouagadougou. Après des mois de sensibilisation, la Direction générale du tourisme (DGT) est passée à l’action, fermant deux sites dans le quartier de Kalgondin. Voici ce qu’il faut retenir de cette fermeture villas meublées Ouagadougou.
Une opération ciblée
La DGT, accompagnée d’une délégation composée du conseiller technique du ministre et de contrôleurs, a procédé à la fermeture de deux villas meublées non conformes. « Nous avons entamé les formalités pour régulariser notre activité, mais sans succès », a témoigné François Kaboré, promoteur du premier site scellé. « Mon entreprise est fermée, et je perds de la clientèle. Je vais me conformer immédiatement », a-t-il ajouté.
Soumaïla Guira, promoteur du deuxième site, a expliqué avoir tous ses documents, mais n’avoir pas eu le temps de les soumettre. « Je vais me rendre à la DGT pour me mettre à jour », a-t-il promis.
Ouagadougou : un secteur largement informel
Sur 250 villas meublées recensées dans huit villes (Ouagadougou, Koudougou, Bobo-Dioulasso, Tenkodogo, Banfora, Ouahigouya, Kaya et Fada-N’gourma), seuls 9 % sont conformes. « À Ouagadougou, sur 100 villas contrôlées, seules 2 respectent les textes », a révélé Abdoulaye Djoni, conseiller technique du ministre.
« Cette opération s’inscrit dans la vision du ministère : après le recensement et la sensibilisation, nous passons à l’action », a-t-il précisé. « Les contrôles vont s’étendre aux hôtels, résidences et restaurants touristiques » dans les prochaines semaines.
Fermeture villas meublées Ouagadougou : un appel à la régularisation
Les promoteurs ont un mois pour obtenir leur autorisation de conformité. « Nous invitons tous les acteurs à se munir des autorisations nécessaires », a insisté Abdoulaye Djoni. « La régularisation est rapide et accessible », a-t-il rassuré, soulignant que cette opération vise à professionnaliser le secteur et à protéger les clients.
« La conformité est une obligation légale, mais aussi un gage de qualité pour le tourisme burkinabè », a-t-il conclu.



















