Les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel franchissent une étape décisive dans la réalisation d’un projet sportif majeur pour la région. En effet, le Niger, le Mali et le Burkina Faso se mobilisent activement autour de la CAN 2032, marquant ainsi leur volonté de collaborer à l’échelle continentale.
La Confédération africaine de football a officiellement validé leur déclaration d’intérêt commune mardi vingt-un juillet, conformément aux règlements en vigueur. Cette décision stratégique permet au dossier sahélien de franchir un premier filtre réglementaire indispensable avant les prochaines étapes de sélection.
Désormais, les trois fédérations nationales s’attellent conjointement à la rédaction d’un cahier des charges complet qui devra répondre aux exigences techniques de l’instance dirigeante.
Une réunion déterminante pour la CAN 2032
Cette avancée administrative importante découle directement d’un entretien diplomatique et sportif décisif organisé samedi dix-huit juillet à New York.
À cette occasion, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a échangé avec les dirigeants des fédérations du Burkina Faso, du Mali et du Niger au sujet de la CAN 2032.
Le patron du football africain a salué cette initiative conjointe tout en encourageant la poursuite des efforts dans le respect des procédures établies. Ce type d’organisation partagée rappelle d’ailleurs le précédent fructueux de 2012, lorsque le Gabon et la Guinée équatoriale avaient coorganisé le tournoi continental.
De plus, la compétition de 2027 se déroulera elle aussi dans trois pays voisins, à savoir le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie.
Les enjeux techniques
Pour garantir la réussite de ce dossier ambitieux, les fédérations sportives de l’AES doivent désormais aligner leurs infrastructures sur les standards internationaux. En effet, l’accueil de la CAN 2032 exige des investissements conséquents dans les stades, les réseaux de transport et les capacités hôtelières des capitales concernées.
C’est pourquoi la Fédération nigérienne de football a immédiatement souligné l’importance de cette mutualisation des ressources pour présenter une offre compétitive face aux futures candidatures adverses. Par ailleurs, les comités d’organisation devront démontrer leur capacité à assurer la sécurité et la logistique d’un événement rassemblant des milliers de supporters.
Néanmoins, l’enthousiasme populaire au Sahel constitue un atout précieux pour convaincre définitivement les membres du comité exécutif.
Les concurrents potentiels pour la CAN 2032
Bien que la candidature tricolore du Sahel soit la première à recevoir cette confirmation officielle, d’autres nations africaines préparent discrètement leurs dossiers.
En effet, plusieurs observateurs prévoient une position officielle très prochaine du Sénégal pour la CAN 2032, ce qui créerait une compétition relevée au niveau régional. Cependant, le modèle de coorganisation proposé par l’AES s’inscrit pleinement dans la nouvelle politique de la CAF visant à partager les coûts d’infrastructure.
Ainsi, la collaboration entre Bamako, Niamey et Ouagadougou offre une opportunité unique de renforcer la cohésion régionale à travers les valeurs du sport. Les trois pays comptent désormais accélérer leurs travaux préparatoires pour convaincre l’instance suprême lors du vote final.





















