Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a ordonné la suspension STAF (Société de transport Aorèma et frères) pour non-respect récurrent des règles de sécurité routière. Cette décision, officialisée par l’arrêté n°2026-0213/MATM/SG/DGTTM signé le 12 février 2026 par le ministre d’État Émile Zerbo, prend effet à partir du 16 février 2026 sur tout le territoire national.
La suspension STAF intervient après des constats répétés de violations du code de la route, notamment en matière de limitation de vitesse et de non-conformité des véhicules. La société, titulaire de la licence n°2021/03/01/T1/0002, est désormais interdite d’exercer jusqu’à ce qu’elle se mette en conformité avec les exigences réglementaires.
Quelles conditions pour lever la sanction ?
Pour obtenir la levée de la suspension STAF, la société devra soumettre son parc automobile à une inspection technique approfondie et présenter un plan de mise en conformité détaillé. Ce plan doit inclure :
- Un programme d’entretien systématique des véhicules.
- La liste nominative des conducteurs, avec preuves de leur qualification et formation continue.
- Des mesures internes pour renforcer la sécurité routière.
Si ces conditions ne sont pas remplies, la suspension STAF pourrait être prolongée, voire accompagnée de sanctions supplémentaires prévues par les articles 71 et 72 du cahier des charges des transporteurs routiers.
Suspension de la société STAF : un message fort aux opérateurs du secteur
Cette suspension de STAF envoie un signal clair aux autres acteurs du transport routier : le respect des règles de sécurité est non négociable. Les autorités rappellent que la sécurité des usagers est une priorité absolue et que toute dérive sera sanctionnée.
La décision s’inscrit dans une politique de renforcement de la discipline dans le secteur. En effet cela intervient après plusieurs accidents et infractions liés à des défauts d’entretien ou à des comportements à risque de la part des conducteurs. « Nous ne tolérerons plus les manquements qui mettent en danger la vie des passagers », a déclaré une source proche du ministère.



















