Le Kenya a signé un accord commercial Kenya-Chine préliminaire offrant un accès en franchise de droits pour 98,2 % de ses exportations vers la Chine. « Une avancée majeure pour diversifier les marchés kenyans », déclare le ministre du Commerce, Lee Kinyanjui. Voici ce qu’il faut retenir de cet accord commercial Kenya-Chine.
Un coup de pouce aux exportations
Cet accord permettra au Kenya d’exporter sans droits de douane la quasi-totalité de ses produits, notamment ses exportations agricoles. « Cela réduira les déséquilibres commerciaux », souligne le ministre. « 98,2 % des marchandises kenyanes bénéficieront de cette mesure », précise-t-il.
Le texte doit encore être ratifié par le Parlement kenyan, mais il marque déjà un tournant. « La Chine devient un partenaire clé pour compenser les tensions commerciales avec les États-Unis », analysent les experts.
Un contexte géopolitique tendu
Depuis 2025, les droits de douane américains ont augmenté de 10 % sur les importations kenyanes, après l’expiration de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act). « Cet accord de longue date accordait un accès privilégié au marché américain », rappelle l’AFP. Bien que les législateurs américains aient approuvé une prolongation de trois ans, celle-ci reste en attente de validation par le Sénat.
Le Kenya, touché par ces mesures, se tourne vers la Chine pour sécuriser ses débouchés. « Nous n’y voyons aucune contradiction », affirme Korir Sing’oei, secrétaire aux Affaires étrangères, rejetant les accusations de pression américaine.
Accord commercial Kenya-Chine : des investissements chinois massifs
La Chine a massivement investi dans les infrastructures kenyanes, renforçant ses liens économiques avec Nairobi. « Pékin cherche à monopoliser le marché africain », avertit Jason Smith, président de la commission des voies et moyens aux États-Unis.
Pour le Kenya, cet accord est une opportunité stratégique. « Il permet de contourner les barrières américaines et de dynamiser l’économie locale », explique un économiste kenyan. « Les exportations agricoles, comme le thé et les fleurs, en seront les premières bénéficiaires ».






















