Le MPSR

Le MPSR ne veut pas diriger la transition avec les partis politiques

Dans le cadre des concertations pour la construction d’un Burkina nouveau, le président du Faso, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR), a rencontré ce matin une délégation de la classe politique burkinabè.

La délégation était composée de l’ex-majorité présidentielle, conduite par Alassane Bala Sakandé, président du MPP, de l’ex-Chef de file de l’opposition politique, conduite par Eddie Comboïgo, président du CDP, de l’ex-opposition non-affilée (ONA) conduite par Pr Abdoulaye Soma, président du parti Soleil d’avenir, et de représentants d’autres partis sous la conduite de Luc Adolphe Tiao, président du Rassemblement patriotique pour le développement (RPD).

« Le chef de l’Etat nous a brièvement expliqué ce qui a amené le MPSR à agir et les objectifs à atteindre dans les brefs délais c’est-à-dire ramener la paix, sécuriser les Burkinabè et ramener les populations déplacées dans leurs localités.

Wakatt Communication

Ils veulent être dans l’apolitisme jusqu’à la fin du processus, et feront appel aux individus qu’ils jugeront utiles d’appeler, commentait Achille Tapsoba, leader d’une branche du CDP, le parti de Blaise Camporé, à la sortie de cette réunion.

En clair, le président du MPSR met les partis politiques sur la touche, au moins temporairement, il leur fait comprendre qu’ils ne sont plus au centre du fonctionnement politique, mais qu’ils doivent soutenir le processus en cours, au nom du patriotisme de l’unité nationale.

Il compte sur la classe politique pour accompagner et faire des propositions dans ce sens », a indiqué l’ex-Chef de file de l’opposition politique, Eddie Comboigo à l’issue de la rencontre.

Pour lui, « en tant qu’ex-opposition, nous allons apporter notre contribution dans un esprit patriotique pour que la paix revienne ».

Pour le porte-parole de l’ex-opposition non affiliée, Pr Abdoulaye Soma, le chef de l’Etat a demandé aux partis politiques d’avoir plus de responsabilité dans le militantisme au cours de cette phase de la vie nationale en cours pour ne pas compromettre les réformes qui seront engagées.

« Nous avons pris note, nous avons été convaincus et nous avons accordé au chef de l’Etat notre soutien par rapport à la nécessaire refondation », a soutenu Pr Soma.

« L’entretien s’est passé dans une ambiance très cordiale, le président du Faso a renouvelé la vision du MPSR et nous a donné l’occasion d’apprécier la situation. Nous, en tant que partis n’appartenant ni à l’ex-majorité, ni à l’ex-opposition, nous avons dit que nous avons pris acte et que nous étions prêts à accompagner le processus de refondation de l’Etat », a indiqué Luc Adolphe Tiao, porte-parole des autres partis n’appartenant ni à l’ex-majorité, ni à l’ex-opposition.

Quant à l’ex-majorité, elle n’a pas voulu s’exprimer à l’issue de cette rencontre avec le chef de l’Etat.

Avec la Direction de la communication de la présidence du Faso

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