Le redécoupage administratif occupe désormais une place centrale dans l’action gouvernementale visant à améliorer l’organisation du territoire national. Ainsi, le lundi 05 janvier 2026, le ministère des Infrastructures et du Désenclavement a tenu une réunion de cabinet stratégique à Ouagadougou. Cette rencontre, présidée par le ministre Adama Luc Sorgho, portait sur la contribution du département à l’opérationnalisation du redécoupage administratif. Par ailleurs, cette initiative traduit une volonté claire d’anticiper les défis liés à la création de nouvelles régions et provinces.
Dans un contexte national déjà marqué par des réformes territoriales précédentes, le redécoupage administratif impose une adaptation rapide des infrastructures publiques. En effet, l’expérience montre que sans routes praticables, les nouvelles entités administratives peinent à fonctionner efficacement. Ainsi, le ministère entend placer le désenclavement au cœur de sa stratégie afin d’accompagner durablement cette nouvelle configuration territoriale.
Redécoupage administratif et rôle clé des infrastructures routières
Au cours de la réunion, les participants ont rappelé que le redécoupage administratif repose fortement sur la disponibilité d’infrastructures de transport adaptées. En effet, le désenclavement des chefs-lieux constitue une condition essentielle pour garantir l’efficacité de l’administration locale. De plus, des routes fonctionnelles facilitent l’accès aux services publics, tout en renforçant l’intégration économique et sociale des territoires concernés. Ainsi, dans le cadre du redécoupage administratif, les infrastructures routières apparaissent comme un levier stratégique de cohésion nationale.
Par conséquent, le ministère des Infrastructures a insisté sur la nécessité d’anticiper les besoins en connectivité territoriale.
Cette approche rappelle des réformes antérieures où l’absence de routes avait freiné la mise en œuvre effective de nouvelles circonscriptions.
Cependant, les autorités veulent éviter ces erreurs du passé en plaçant la planification routière au même niveau que la réorganisation administrative. Ainsi, chaque nouvelle région ou province devra bénéficier d’un minimum d’ouvrages permettant son fonctionnement normal.
Les projets prioritaires identifiés
Le document de contribution présenté par Mamadou Yougbaré a précisé les axes prioritaires liés au redécoupage administratif. En effet, il prévoit la réalisation de nouvelles voies bitumées reliant les chefs-lieux aux grands centres administratifs. De plus, l’ouverture et l’amélioration de routes en terre ou bitumées figurent parmi les actions jugées urgentes. Ainsi, le redécoupage administratif s’accompagne d’une structuration progressive des réseaux de transport à l’échelle nationale. Par ailleurs, plusieurs projets routiers prioritaires ont été identifiés afin de répondre aux besoins immédiats des nouvelles circonscriptions. À l’issue de la présentation, les membres du cabinet ont formulé des propositions visant à renforcer la cohérence des actions envisagées.
Cependant, le ministre Adama Luc Sorgho a rappelé que la mise en œuvre du redécoupage administratif nécessite d’importantes ressources financières. En outre, le contexte sécuritaire impose une planification rigoureuse et progressive des projets à court, moyen et long termes. Ainsi, des orientations claires ont été données pour garantir une exécution efficace et réaliste des infrastructures prévues. Le document final de contribution du ministère, consacré au redécoupage administratif . Les plus hautes autorités examineront le document pour validation.
















