Rencontre Gouvernement/ Syndicats: les syndicats posent des préalables

Aussitôt ouverte, aussitôt suspendue. La rencontre entre le gouvernement et les organisations syndicales des travailleurs n’aura duré quelques heures. Ouverte ce mardi 21 mai 2019, elle devait se poursuivre jusqu’au 26 mai 2019 à Ouagadougou. 
La raison de cette suspension, le préalable posé par les syndicats.

 

«Notre indignation est d’autant plus grande que les demandes d’audiences introduites par l’Unité d’action syndicale sont restées sans suite», a assuré M. Koanda, le président du Mois de l’UAS

Pour M. Kouanda, le manque de considération du gouvernement, à l’égard du mouvement syndical, «s’est encore illustré tout récemment par le report de la  présente rencontre sans aucune explication».

Le président du Mois de l’UAS a également  relevé  «une tendance du gouvernement à fouler aux pieds, les engagements pris avec les organisations syndicales».

«C’est triste de constater que le gouvernement a fait inscrire le prélèvement de l’impôt unique sur le traitement salarial (IUTS) sur les primes et indemnités servis dans le public dans la loi des finances 2017, sans aucune concertation préalable avec les organisations syndicales sur cette question qui faisait pourtant l’objet de discussion entre les deux parties» a-t-il déclaré.

«Pour protester contre l’attitude du gouvernement, qui évoque régulièrement le dialogue social et dans la pratique fait le contraire», l’UAS a par la voix de son président du Mois, posé une exigence comme préalable à l’examen du cahier de doléance de 2017.

 

Dans son discours, le président du mois des centrales syndicales, Yamba Georges Koanda a d’entrée de jeu déploré la non tenue de la rencontre gouvernement/syndicats depuis 2017 avant de poser un préalable qui est la suppression de l’Impôt Unique sur les Traitements et Salaires (IUTS) sur les primes et indemnités dans le parapublic et le privé considérée comme une préoccupation posée sur la table des autorités”, a t’il déclaré.

Pour les organisations syndicales, “c’était un sacrifice préalablement consenti par patriotisme par les travailleurs en 1974 sur un an sur sollicitation des gouvernants de l’époque”.

Le chef du gouvernement Christophe Joseph Marie Dabiré ne comprend pas la procédure des syndicats.” De mon point de vue, dans une rencontre comme celle-là, il ne devrait pas y avoir de préalable à l’ouverture des travaux.

Les préalables sont conçus pour organiser les débats et faire en sorte que ces débats soient fluides. Mais si le préalable demande un engagement de la part de l’autre partenaire, cela veut dire que c’est un point qui doit être versé dans les débats, de manière à ce que chacune des parties puisse avancer ses arguments, développer son point de vue et à l’issue de cela, on tire une conclusion qui permet de lever le préalable.

Sans avoir engagé le débat, une des parties ne peut pas d’autorité dire voilà la réponse que je donne à votre préalable parce que nous n’avons pas encore échangé sur la consistance de ce préalable et faire en sorte que les débats puissent se dérouler dans de bonnes conditions », a répliqué le chef du gouvernement.

Après concertation, les Organisations syndicales des travailleurs ont décidé de suspendre leur participation à cette rencontre pour exiger la suppression de l’IUTS sur les primes et indemnités dans le parapublic et le privé avant l’entame des discussions.

Avec Ouaga fm/ AIB

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