Ouagadougou, 5 juin 2026. Le chef du gouvernement pose les bases de la transformation structurelle de l’économie nationale. En effet, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé ce vendredi la session du Comité d’orientation stratégique. Cette importante rencontre institutionnelle marque le lancement officiel du Plan RELANCE au Burkina pour la période 2026-2030. Les membres du gouvernement, les gouverneurs et les acteurs du secteur privé se sont réunis pour harmoniser leurs actions futures.
Cette session stratégique intervient dans un contexte de reconquête du territoire et de consolidation sécuritaire. Durant les travaux, les participants ont d’abord examiné le Rapport annuel de performance 2025 de la Politique nationale de développement. Le chef du gouvernement a salué les bons résultats du référentiel précédent. En effet, le taux de croissance du PIB réel a progressé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025 malgré les défis.
Plan RELANCE au Burkina : L’expression opérationnelle de la Révolution progressiste populaire
Cependant, les autorités estiment que les acquis actuels doivent être consolidés et amplifiés rapidement. Le Premier ministre a rappelé que le nouveau référentiel matérialise la vision de la Révolution progressiste populaire (RPP). Cette doctrine politique a été proclamée le 1er avril 2025 par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré. Le Plan RELANCE au Burkina vise ainsi à bâtir une économie souveraine et inclusive en valorisant les ressources internes du pays.
Les principales orientations de ce programme quinquennal ciblent la restauration totale de l’intégrité territoriale. Par ailleurs, l’accent sera mis sur la souveraineté économique et l’accélération de la transformation agro-sylvo-pastorale. Les projets prévoient également le développement d’infrastructures routières et énergétiques majeures. Enfin, le gouvernement veut encourager la gouvernance patriotique et favoriser massivement l’emploi des jeunes dans toutes les régions.
Une obligation stricte de redevabilité et de résultats concrets
Le Chef du Gouvernement exige désormais une rupture totale avec les anciennes méthodes de gestion publique. Selon lui, le développement national doit être entièrement pensé, financé et évalué par les Burkinabè eux-mêmes. C’est pourquoi il appelle à une culture renforcée du résultat et de la redevabilité à tous les niveaux. Les administrations publiques devront faire preuve de responsabilité et de célérité pour exécuter les réformes.
En conclusion, la réussite de ce programme constitue un impératif national pour assurer la souveraineté alimentaire. Les ministres et les gouverneurs ont reçu des instructions précises pour accélérer les investissements structurants. Les autorités comptent prioriser la transformation locale des ressources agricoles et minières. Finalement, cette session 2026 lance une dynamique décisive pour la refondation économique et sociale du pays.




















