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Burkina Faso: la situation sécuritaire au Burkina continue de se dégrader -RMCK

Au Burkina Faso, la situation sécuritaire continue de se dégrader, surtout dans la zone des trois frontières (Burkina Faso, Mali, Niger), mais aussi dans d’autres régions du pays.

Le terrorisme demeure aussi un grand défi auquel nous devons faire face au regard des nombreuses victimes à travers le monde.

En Afrique et dans la région du Sahel en particulier, les efforts de développement sont annihilés ces dernières années par les attaques terroristes récurrentes.

Au Burkina Faso, la situation sécuritaire continue de se dégrader, surtout dans la zone des trois frontières (Burkina Faso, Mali, Niger), mais aussi dans d’autres régions du pays.

Pour assurer le retour de la sécurité dans toutes les régions menacées, le Gouvernement a adopté des instruments de pilotage de la politique de sécurité nationale, et continue à renforcer les compétences de ses forces de défense et de sécurité, pour une efficacité opérationnelle satisfaisante.

Tout sera mis en œuvre pour garantir la sécurité dans toutes les régions menacées du pays, et je tiens à rassurer la communauté internationale, que les opérations militaires, à l’instar de celles déjà réalisées, seront menées dans le strict respect des droits humains, et en conformité avec les engagements internationaux du Burkina Faso dans ce domaine.

Dans la lutte contre le terrorisme, les seuls efforts des pays touchés n’auront d’impacts importants et durables que s’ils sont soutenus par la communauté internationale.

En effet, la stabilité, la sécurité et la paix au Sahel ne sont pas seulement une affaire des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) surtout que la situation résulte, faut-il le rappeler, de l’effondrement de la Libye en 2011, qui a fait exploser la circulation des armes dans la région du Sahel.

C’est le lieu pour moi, de rappeler qu’il s’agit de paix et de sécurité internationales et donc qu’il est nécessaire, voire urgent pour la communauté internationale et particulièrement le Conseil de sécurité, de soutenir les pays du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Encore une fois, la meilleure façon de le faire serait de placer le mandat de la Force Conjointe du G5 Sahel sous le chapitre VII de la charte des Nations-unies.

Pour l’heure, je salue les efforts de coordination et de coopération des Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) dans notre lutte commune contre le terrorisme.

La nomination par la 59eme session de la Conférence des Chefs d’Etat de Monsieur Mahamadou Issoufou, ancien Président de la République du Niger et de Monsieur Nana Addo DankwA Akufo-Addo, Président de la République du Ghana, comme champions de la mobilisation des ressources pour le Plan d’Actions 2020-2024 pour l’éradication du terrorisme dans la région, est une bonne indication et constitue un acte majeur de l’engagement de la CEDEAO.

Je voudrais également reconnaître et saluer l’assistance multiforme de tous les partenaires bilatéraux et multilatéraux, l’Union européenne, les Nations-unies et bien d’autres, dans cette lutte, et réitérer notre reconnaissance au Secrétaire Général des Nations-unies pour son engagement personnel en faveur du Sahel.

Déclaration de Son Excellence
Monsieur Roch Marc Christian KABORE PRESIDENT DU BURKINA FASO
New York, le 23 Septembre 2021
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