Discour de Macron à l’université Ouaga I : ce qu’il faut retenir.

Emmanuel Macron a entamé lundi soir une tournée de trois jours en Afrique, qui doit le conduire du Burkina Faso au Ghana, en passant par la Côte d’Ivoire. Le président de la République a profité de cette première étape à Ouagadougou pour fixer le cadre de la politique africaine de son quinquennat, en s’adressant à la jeunesse. 

  • Emmanuel Macron s’est d’abord présenté comme le représentant d’une génération pour laquelle “les crimes de la colonisation européenne sont incontestables”, tout en relevant qu’il y avait eu aussi “des grandes choses et des histoires heureuses” dans ce passé. C’est “un passé qui doit passer”, a-t-il ajouté.

  • “Je suis d’une génération qui n’a jamais connu l’Afrique comme d’un continent colonisé. (…) Je me refuse à toujours revenir sur les mêmes représentations d’hier. J’ai une conviction profonde : notre responsabilité n’est pas de rester dans ce passé mais de vivre l’aventure pleine et entière de cette génération.”

    “Je suis d’une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation sont incontestables. Je suis d’une génération qui a été impressionné par la jeunesse burkinabé pour défendre les acquis de la démocratie et de l’Etat de droit. Je suis d’une génération qui ne vient pas dire à l’Afrique ce qu’elle doit faire. Je suis d’une génération qui observe que la jeunesse attend de participer à la construction de son pays, et à sa modernisation.”

  • Emmanuel Macron a parlé 1h45. A la fin de son discours, les étudiants et le président se sont levés pour entonner leur hymne national.

  • Interpellé au sujet des coupures d’électricité au Burkina, le chef de l’Etat a répondu : “Vous me parlez comme si j’étais le président du Burkina ! Vous me parlez comme si j’étais toujours une puissance coloniale ! Mais je ne veux pas m’occuper de l’électricité du Burkina !” a t-il réagit.

    Le dirigeant burkinabé a brièvement quitté la salle, sans que l’on sache si le but était de créer un éventuel effet comique.

  • Manifestations                                                                                                                                                                Des manifestants, dont notamment des étudiants, ont exprimé leur mécontentement par rapport à la visite du Président français. Scandant des slogans hostiles à la France, ils estiment que ce pays n’a pas “d’amis mais des intérêts”

  • Course poursuite ce 28 novembre 2017 entre forces de l’ordre et étudiants à l’Université de Ouagadougou. En dehors de ceux choisi pour écouter le discours du président français Emmanuel Macron, les autres étudiants sont interdits d’accès à l’université.

  • Les étudiants en colère ont mis le feu à des pneus tout au long du chemin et ont été vite chassés par les nombreux policiers de la compagnie républicaine de sécurité qui a fait usage du gaz lacrymogène.

  • ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA 

    “Il y a des archives couvertes par la défense nationale. J’ai pris la décision que tous les documents produits pendant le régime de Sankara et après son assassinat doivent être déclassifiés pour être consultés”, a déclaré Emmanuel Macron. Applaudissements dans la salle.

  • Transition démographique                                                                                                                                           Sur la transition démographique, Emmanuel Macron déclare : “Je n’ai pas de leçons à vous donner et je ne vous en donne pas !” Et de poursuivre que tant que la croissanse démographique du pays sera supérieure à la croissance économique, le pays ne pourrait sortir des problèmes de sous-développement et de migration d’une partie de la population. A ce titre, puisque la poussée migratoire touche l’Europe, le président de la République a affirmé qu’il avait le droit de prendre la parole sur le sujet.

  • “S’IL VOUS PLAÎT LES JEUNES”

    Emmanuel Macron a du mal à contenir l’auditoire. La situation se crispe entre le président de la République et les étudiants. “Je connaissais les étudiants français et leurs esprits paradoxaux mais vous vous avez un esprit super paradoxal”. Le Président français critique, gentiment, la réaction des étudiants de l’université de Ouagadougou, qui, par leurs réactions, jugent chaque question mauvaise et l’expriment avec force.

  • Face à des étudiants burkinabés dissipés lors des questions, Emmanuel Macron a appelé au calme. 

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