Justice: la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou comptait 59,74% de personnes en détention provisoire en Aout 2020

A la date du 03Août 2020, la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou comptait 59,74% de personnes en détention provisoire, celle de Bobo-Dioulasso 57,28% et  celle de Koudougou 52,57%. 

Réunir les acteurs judiciaires autour du projet de lutte contre les détentions provisoires abusives et de réduction de la surpopulation carcérale c’est l’objectif visé par un atelier ouvert ce Vendredi 02 Octobre 2020.

Piloté par Le Centre pour la Qualité du Droit et la Justice, le projet de lutte contre les détentions provisoires abusives et de réduction de la surpopulation carcérale a pour objectif de réduire le nombre élevé de cas de détention provisoire abusive dans les cinq maisons d’arrêt et de correction de Banfora, Bobo-Dioulasso, Fada N’gourma, Koudougou et Ouagadougou.

Wakatt Communication

L’atelier a pour objectif général de réviser la feuille de route sur les mécanismes juridiques, administratifs et institutionnels de protection des droits des personnes en détention provisoire abusive afin de prendre en compte les changements et innovations apportés par le nouveau code de procédure pénale et favoriser leur appropriation par les acteurs de la chaine pénale.

Quelque chiffres:

Un regard sur la composition de la population carcérale nous fait observer que la détention provisoire est  un facteur de l’inflation carcérale.

Ainsi, à la date du 03Août 2020, la Maison d’Arrêt et de Correction de Ouagadougou comptait 59,74% de personnes en détention provisoire, celle de Bobo-Dioulasso 57,28% et  celle de Koudougou 52,57%. 

La détention provisoire est donc un levier important sur lequel il est pertinent d’agir pour juguler la  surpopulation carcérale.

Théoriquement, la détention provisoire constitue en soi une atteinte à la présomption d’innocence. C’est pourquoi la loi ainsi que les instruments juridiques internationaux ont voulu qu’elle reste une « mesure exceptionnelle », c’est-à-dire de dernier ressort, la plus brève possible, et respectueuse tant des droits substantiels que procéduraux du détenu à confié Sotsthene le Président du Conseil D’administration du CQDJ

L’atelier en image:

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