Burkina : Un mouvement veut sonder la population à propos d’un éventuel retour des ‘’exilés politiques’’

Le Mouvement citoyen pour le retour des exilés politiques et la réconciliation nationale (MCREP-RN, société civile) a affirmé jeudi qu’il réalisera un sondage à propos d’un éventuel retour des ‘’exilés politiques’’ au Burkina Faso. Selon le secrétaire général du  Mouvement citoyen pour le retour des exilés politiques et la réconciliation nationale (MCREP-RN), Mahamadi Ouangrawa,  il … Lire la suite

Burkina: voici la condition pour que Francois Compaoré revienne au Burkina

Dans un entretient accordé à nos confrères de Jeune Afrique , Francois Compaoré estime que lui et son frère Blaise Compaoré, «aurons toujours une place au Burkina Faso», afin de participer à sa construction.

«Mon cœur et une grande partie de ma famille sont au Burkina. Quand le temps sera venu et que les autorités trouveront nécessaire que nous soyons là, nous rentrerons», a affirmé François Compaoré, dans une interview publiée dans le Jeune Afrique du 24 au 30 septembre 2017.

«Il faut que nous puissions tous participer à la construction de notre pays. J’ai joué un rôle important. Mon frère (Blaise Compaoré) fait partie de la grande Histoire- L ’Histoire d’ailleurs lui rendra justice- et je pense que nous aurons toujours une place au Burkina Faso», a ajouté le frère cadet de Blaise Compaoré.

En rappel, M. Compaoré (alors au pouvoir depuis 27 ans) et plusieurs de ses proches collaborateurs dont François, ont été contraints à l’exil en octobre 2014 par la rue, opposée à la modification de la Constitution.

François Compaoré a confié à Jeune Afrique, vivre entre Abidjan et Paris.

Concernant l’affaire Norbert Zongo Francois Compaoré estime que «Le juge d’instruction a prononcé un non-lieu en 2006. S’il y a des éléments nouveaux et que j’obtiens la garantie d’un procès équitable, alors oui, je répondrais à la justice burkinabè», a déclaré François Compaoré à Jeune Afrique.

 

Burkina: Des partis politiques jugent «inopportune et dangereuse» l’idée d’un retour de Blaise Compaoré

Trois responsables de partis politiques du Burkina Faso ont, au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animé samedi à Ouagadougou, qualifié d’«option politique inopportune, dangereuse et inacceptable», une certaine opinion favorable au retour au pays, de l’ancien président Blaise Compaoré, en exil en Côte d’Ivoire depuis fin octobre 2014. «La stabilité et la situation … Lire la suite

Mandat d’arrêt international contre Francois compaoré: « un mensonge sans effet juridique ». Avocat

Un certain flou entoure le mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè contre François Compaoré dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Norbert Zongo.

Fin juillet, Me Bénéwendé Sankara, un des avocats de la famille Zongo, et Maïza Sérémé, la procureure du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, assuraient à la presse que ce mandat avait été émis début mai et transmis à Interpol.

Or, selon nos informations, ni les autorités judiciaires françaises ni leurs homologues ivoiriennes n’ont pour l’instant été sollicitées, alors que le frère cadet de Blaise Compaoré se rend souvent en France et en Côte d’Ivoire. « Il n’y a aucune trace d’un quelconque mandat d’arrêt international visant notre client », affirme Me Pierre-Olivier Sur, l’avocat français de François Compaoré, qui évoque un « mensonge » sans « aucun effet juridique ».

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« Sankara m’a confié qu’il craignait que Blaise se suicide », Mariam Sankara

Dans une interview qu’elle a accordé à nos confrères du Courrier Confidentiel, Mariam SANKARA, l’ex-épouse de Thomas SANKARA, est revenue sur ce qui s’est passé, à l’occasion des récents développements sur l’identification de la tombe du héros de la révolution.    Courrier confidentiel : Vous avez dû chercher à savoir se qui s’est exactement passé le … Lire la suite

Burkina: « Si on se rencontre je le saluerai, mais je ne vois pas où on pourrait se croiser », Rock Kaboré à propos de Blaise Compaoré

Roch Kaboré estime que l’heure n’est pas à une rencontre entre lui et son prédécesseur . Même s’il n’exclu pas une rencontre entre les deux personnes  si la situation l’exigeait.

« C’est son choix d’être devenu Ivoirien. Pour ma part, j’ai considéré qu’il est un peu difficile d’accepter qu’après 27 ans à la tête d’un pays, on puisse changer de nationalité. Blaise Compaoré a quitté le Burkina Faso dans des conditions que nous connaissons et la Côte d’Ivoire a accepté de le recevoir.

C’est un cas d’exception parce que de façon générale, il n’y a pas beaucoup de personnes qui quittent leur pays pour vivre en exil à côté de ses frontières. Pour ma part, je ne vois pas pourquoi j’irai en Côte d’Ivoire pour mes missions normales et aller rencontrer Blaise Compaoré. Pour dire quoi ?

Ce qui est important à mon sens, c’est que chacun assume ses responsabilités. Ce n’est pas à Roch Kaboré que Blaise Compaoré doit des comptes, mais au peuple burkinabè. Sinon ce n’est pas un problème de personne, mais de principe. J’ai la responsabilité de l’Etat, et le peuple burkinabè demande des comptes. Si on se rencontre je le saluerai, mais je ne vois pas où on pourrait se croiser.

A situation exceptionnelle, comportement exceptionnel, dit-on. Mais comme nous ne sommes pas dans une situation extraordinaire alors je ne peux vous dire comment je réagirai. » RMCK




Burkina: « Blaise COMPAORE a raté le rendez-vous avec l’histoire  » Rochk Marc Kaboré




Le Président Roch Marc Christian KABORE a accordé une interview à la chaîne internationale de télévision Al Jazeera le 18 mai 2017 à son siège à Doha au Qatar.

L’interview s’est faite en Arabe avec une traduction simultanée en français pour le Président du Faso. Pendant plus de trente minutes d’entretien, le Président du Faso a répondu à des questions relatives à l’actualité politique du Burkina avec notamment le procès en cours, à des questions sur la sécurité au Burkina et dans la sous-région ouest africaine et à l’actualité internationale. Le chef de l’État a répondu sans ambages à toutes les questions qui lui ont été posées.

« Blaise Compaoré a raté le rendez-vous avec l’histoire en voulant persister, en voulant rester au pouvoir », déclare le Président du Faso sur la chaîne internationale de télévision Al JazeeraConcernant le jugement engagé par la Haute Cour de justice, le Président Roch Marc Christian KABORE a affirmé qu’au Burkina Faso, il n’est pas « question de régler des comptes, mais de rendre justice au peuple burkinabè qui a connu beaucoup de victimes pendant l’insurrection populaire ». Selon le chef de l’État, « le peuple burkinabè réclame justice vis-à-vis de cet entêtement qui a été de vouloir prolonger le mandat du Président du Faso qui était Blaise COMPAORE. C’est pour cela que suite au décret qui a été pris pour donner mandat aux forces de sécurité d’utiliser les armes en cas de nécessité, il était tout à fait normal que des procédures soient engagées contre ce gouvernement et la Haute Cour de justice a été saisie ». Au terme d’une réclamation des avocats de la défense, le procès a été suspendu en attendant une décision du Conseil constitutionnel. Ce qui fait dire au Président du Faso que le procès doit se dérouler « dans les règles de l’art », en respectant toutes les procédures.Toujours en rapport avec ce jugement et la réconciliation nationale, le chef de l’État a expliqué que suite à un vote de l’Assemblée nationale accordant l’armistice à tous les chefs d’État du Burkina Faso, l’ancien Président devait quitter le pouvoir en 2015 au terme de son mandat et partir tranquillement. « Mais Blaise COMPAORE a raté le rendez-vous avec l’histoire en voulant persister, en voulant rester au pouvoir ». C’est ainsi que la transition a décidé de revenir sur l’ensemble de ces privilèges accordés aux chefs de l’État pour permettre à ce que la justice soit rendue. De ce point de vue, pour aller à la réconciliation, le Président Roch Marc Christian KABORE pense qu’il faut « la vérité, la justice et la réconciliation et non solder les faits ». Après ce jugement, poursuit le Président du Faso, « si le peuple décide d’accorder son pardon, l’on pourra en ce moment emprunter cette voie ».

Sur la tentative de coup d’État pendant la transition, le Président du Faso a fait comprendre que « la justice s’est intéressée d’abord aux acteurs nationaux qui ont voulu de force ramener l’ancien régime au pouvoir ». Sur l’implication d’acteurs extérieurs dans cette tentative de coup d’État, le chef de l’État a affirmé qu’il ne « peut pas anticiper sur le travail de la justice ». En attendant, il a « salué l’action du peuple burkinabè et des militaires loyalistes qui a permis de faire échouer cette aventure de vouloir ramener l’ancien Président au pouvoir ; une action qui a permis de poursuivre le processus qui a conduit aux élections et à l’établissement de la démocratie ». Ce procès, réaffirme le Président du Faso n’a pour seule ambition que de « rétablir la vérité et non de procéder à des règlements de comptes ». « Personne ne sera brimée dans ses droits », a-t-il rassuré.

Y a-t-il un lien avec les attaques terroristes ? Interroge le journaliste. Affirmatif, répond le Président du Faso, sinon, comment comprendre les attentats en plein cœur de Ouagadougou avec une trentaine de victimes, quelques jours seulement après la formation du gouvernement post élection, les attaques aux frontières nord du pays ? Mais grâce à la détermination et à l’engagement des forces de défense et de sécurité sur le terrain « nous avons réussi à ramener l’accalmie et nous avons un bon contrôle sur nos frontières », affirme le Président du Faso qui a du même coup salué l’engagement de la force Barkhane aux côtés des forces armées du Burkina, du Mali et du Niger.

Dans ce combat contre le terrorisme, le Président reconnaît qu’il faut des équipements conséquents, des appuis multiformes et à ce niveau, la sous-région
s’organise avec le G5 Sahel qui regroupe cinq pays. Au niveau des trois pays que sont le Burkina, le Mali et le Niger, les armées s’organisent également pour assurer la surveillance de leurs frontières, avec le soutien de partenaires. Mais en plus de la nécessité de « combattre militairement le fléau, il faut entreprendre de véritable politique de développement dans les zones touchées qui se sentent délaissées, pour arriver à bout du terrorisme », prévient le chef de l’État.

Répondant à une question relative à la monnaie et à l’économie, le Président du Faso affirme qu’en « plus de l’indépendance politique acquise dans les années 1960, il nous faut acquérir l’indépendance économique et sur cette question, les États s’organisent et poursuivent la réflexion, avec l’apport des activistes ».
Sur la présence de la Chine sur le continent, le Président Roch Marc Christian KABORE a réaffirmé la position du Burkina qui entretient des relations avec la Chine-Taiwan.

Avant de quitter les locaux d’Al Jazeera, le Président du Faso qui s’est entretenu à son arrivée avec ses premiers responsables, a salué la ligne éditoriale de la chaîne internationale qui dit-il, fait un formidable travail d’information et de formation et a souhaité que la chaîne étende son réseau d’information en prenant en compte le français.

La Direction de la Communication de la Présidence du Faso

Procès repression de l’insurrection populaire: le procès renvoyé au 4 mai 2017

Aujourd’hui 27 avril 2017, a débuté le procès de Blaise Compaoré et de son ancien gouvernement au Palais de Justice de Ouagadougou. Alors que des incertitudes planaient toujours sur la tenue effective du procès, le doute a été levé. L’audience est renvoyée au mercredi 4 mai 2017, à la demande du Bâtonnier de l’ordre des … Lire la suite

Mission de la CODER chez Blaise Comparé : La mise au point du chef de file de l’opposition




Suite à la récente mission des partis membres de la CODER à Abidjan (Côte d’Ivoire), le Chef de file de l’Opposition politique (CFOP) a été assailli de demandes d’explication, notamment au sujet des propos tenus par M. Ablassé Ouédraogo, Président du Faso Autrement.

Le CFOP tient d’emblée à souligner que les partis politiques qui se réclament de l’Opposition sont souverains, que leurs leaders politiques sont libres de leurs propos, et que ceux-ci, en aucun cas, ne sauraient engager le Chef de file de l’Opposition, encore moins l’Opposition politique dans son ensemble.

Si des citoyens ont donc un avis à exprimer, ou des explications à demander sur les propos du Président du Faso Autrement, ou d’un autre responsable de la CODER, qu’ils s’adressent directement à eux. Pas au CFOP.

Pour la compréhension des uns et des autres, il faut souligner que dans l’Opposition politique burkinabè, il y a deux groupes de partis :

-  1er groupe : les partis qui travaillent avec le Chef de file de l’Opposition.
Ils sont regroupés au sein de ce qu’on appelle « le Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition ». Actuellement, 35 partis politiques qui se disent d’opposition, font partie de ce cadre.

-  2ème groupe : Les partis qui, tout en se disant d’opposition, ne travaillent pas avec le Chef de file de l’Opposition et ne sont donc pas membres du cadre.
Le Faso Autrement appartient à cette catégorie, tout comme d’autres partis politiques qui se disent d’opposition.

Cette situation existait hier et existe aujourd’hui, parce que la loi n’oblige pas un parti politique qui se dit d’opposition à travailler avec le Chef de file de l’Opposition. Le Chef de file n’est pas le Chef de l’Opposition. Il en est seulement le porte-parole, c’est-à-dire qu’il est le seul autorisé à exprimer une position commune arrêtée par l’ensemble de l’opposition, si celle-ci y parvient.

Pour revenir à la CODER en tant qu’ensemble, le CFOP informe les uns et les autres qu’au sein de l’Opposition burkinabè, les partis politiques sont libres de nouer des alliances. Un parti membre du cadre de concertation peut nouer une alliance avec un autre parti membre du Cadre, ou avec un parti d’opposition non membre du Cadre. La CFDC (présidée par l’UPC) est un exemple de coalition nouée entre des partis politiques appartenant tous au Cadre de Concertation. La CODER est un exemple de coalition nouée entre des partis membres du cadre et des partis d’opposition non membres du cadre. En effet, sur les sept partis qui constituent la CODER, trois sont membres du Cadre de Concertation du Chef de file de l’Opposition : l’ADF/RDA, le CDP et la NAFA. Les quatre autres n’en font pas partie.

Les positions prises par les coalitions n’engagent pas toute l’Opposition. Elles engagent les membres des coalitions concernées. Partant de cela, les actes posés ou les propos tenus par les membres de la CODER n’engagent ni le Chef de file de l’Opposition, ni l’Opposition politique dans son ensemble. Ils engagent la CODER.
Enfin, concernant la mission d’Abidjan, il faut préciser que cette mission est une initiative souveraine de la CODER. Ce n’est pas une mission initiée par le CFOP. La CODER n’a nullement besoin ni de l’autorisation, ni de l’avis du CFOP pour mener ses activités. Et le CFOP n’est pas la personne indiquée pour expliquer le bien-fondé ou pour faire le compte-rendu d’une mission effectuée par la CODER.

Blaise Compaoré sera représenté par son Avocat lors de son procès.

Dans son domicile abidjanais de Cocody le président Compaoré a sans surprise annoncé qu’il ne se présenterait pas devant ses juges mais se ferait représenter par son avocat en la personne de Pierre Olivier Sur.

Selon nos confrères de RFI qui cite certaines sources à Ouagadougou , le procès ne devrait pas durer plus d’une semaine.

En rappel La Haute Cour de justice du Burkina Faso jugera le 27 avril prochain l’ensemble du gouvernement de Luc Adolphe Tiao et l’ex-président Blaise Compaoré. Procès pour leur implication présumée dans la répression de l’insurrection populaire d’octobre 2014 qui avait entrainé la chute du régime.