Société

Enseignement: «Il n’y aura pas d’affectation pour nécessité de service» Pr Stanislas Ouaro

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Cette année, il y’aura pas de faveur pour les enseignants totalisant moins de six ans de service dans une région et qui sollicitent une affectation, a insisté mercredi le ministre en charge de l’Education nationale Pr Stanislas Ouaro mercredi.

«La règle nationale est que si vous êtes affecté dans une région donnée, vous devez y passer au moins six ans sauf en cas de nécessité de service avant d’être candidat à la possibilité de passer à une autre région» a déclaré le ministre Stanislas Ouaro.

M. Ouaro s’exprimait mercredi soir en direct sur la télévision nationale du Burkina, lors d’une émission interactive.

Cette décision a été prise selon le ministre Stanislas Ouaro, pas seulement à cause de la situation sécuritaire mais aussi par souci de justice et d’équité.

«Ce que nous avons souhaité, c’est d’éviter que parce que vous êtes une connaissance du ministre ou du directeur de cabinet, vous ayez la possibilité d’échapper à ce critère là pour vous faire affecter dans une région donnée», a-t-il affirmé.

«Cette année, on va surseoir aux nécessités de services en attendant que les choses soient suffisamment précises pour y revenir» a-t-il ajouté.

Cependant, avec les attaques terroristes dans les régions du Sahel, du Nord et de l’Est, « il y a des demandes pressantes d’enseignants et d’encadreurs pédagogiques pour quitter ces zones après seulement une année, deux années ou trois années d’exercices».

Mais Stanislas Ouaro, le critère de six ans sera maintenu car de son avis, si le gouvernement décide que dans tel ou tel zone, au lieu de six ans, le personnel enseignant peut faire deux ou trois ans, cela signifierait que l’Etat ait décidé que ce sont des zones qu’il ne contrôle pas.

«Il n’y a pas de région au Burkina Faso qui soit le sanctuaire des terroristes. Il y a des actes qui se passent où on traumatise la population mais nous apportons des réponses» a-t-il affirmé.

Une exception pour deux enseignants

Pour autant, précise le Pr Stanislas, son département a consenti une exception pour deux enseignants .

Ils ont été autorisés à quitter leurs régions pour une nouvelle région de leur choix.

Il s’agit de l’enseignant Souabou Issouf qui avait été enlevé le 12 Avril 2018 à Bouro dans la commune de Nassoumbou et libéré le 11 juin 2018 et d’un autre enseignant qui avait reçu des balles.

«J’ai rencontré à Dédougou, l’enseignant enlevé. Il a souhaité aller à Dédougou, il sera affecté là-bas. C’est le cas aussi pour un autre enseignant qui a reçu des balles qui a souhaité se rapprocher de sa famille à Koudougou pour avoir des soins. Il y sera affecté» a-t-il déclaré.

Au cours de l’enlèvement de Issouf Souabou, une élève de CM2 était morte après avoir reçu une balle perdue.
AIB

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