Ouagadougou, 19 juin 2026. Un paiement par Mobile Money peut sembler totalement sécurisé pour les utilisateurs. Pourtant, certains délinquants exploitent habilement les failles des procédures pour dépouiller les commerçants. C’est le cas d’un présumé escroc récemment interpellé à Ouagadougou. La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité au Burkina Faso (BCLCC) a mené cette opération avec succès.
Il faut préciser que le suspect se nomme S.H. et est âgé de 28 ans. Ce dernier possède le statut d’étudiant et résidant dans la capitale burkinabè. Selon les enquêteurs, le jeune homme avait mis en place un mode opératoire redoutable. L’affaire a commencé suite à une plainte déposée à la Division des Enquêtes. Aussitôt, les policiers spécialisés ont démarré des investigations poussées.
Cybercriminalité au Burkina Faso : Une technique de blocage de transaction bien rodée
Sur le terrain, le cyberdélinquant sillonnait régulièrement plusieurs boutiques de vente de matériels divers. Une fois sur place, il sélectionnait calmement les articles de son choix. Ensuite, au moment du règlement, il insistait lourdement pour payer par Mobile Money. Dès que le transfert était effectué, le commerçant lui remettait de bonne foi la marchandise.
Toutefois, le piège se refermait immédiatement après son départ du magasin. S.H. contactait d’urgence l’opérateur de téléphonie mobile en prétextant une erreur de manipulation. Par conséquent, il sollicitait et obtenait le blocage immédiat de la transaction financière. Le boutiquier constatait l’annulation trop tard, car l’argent était déjà recrédité sur le compte de l’escroc.
Vingt-huit victimes recensées par la police nationale
Au total, les investigations numériques ont permis d’identifier vingt-huit victimes directes de ce manège. C’est pourquoi le préjudice financier global s’avère particulièrement lourd pour les commerces locaux. Face aux preuves accumulées, le mis en cause a entièrement reconnu les faits reprochés. Il a donc été conduit devant le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I.
En conclusion, la BCLCC invite la population à faire preuve d’une vigilance accrue au quotidien. L’institution recommande vivement l’utilisation exclusive des puces SIM marchandes pour les professionnels. De plus, il faut toujours vérifier le caractère définitif du paiement avant de libérer un produit. La lutte contre la cybercriminalité au Burkina Faso reste une priorité pour sécuriser l’économie numérique.




















