Ouagadougou, 11 mai 2026. Le gouvernement burkinabé serre la vis pour protéger la consommation locale. Par un communiqué interministériel daté du 8 mai 2026, les autorités ont annoncé la suspension immédiate de l’ exportation du bétail sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision forte, signée par les ministres en charge du Commerce, de l’Agriculture et des Finances, vise à garantir la disponibilité de la viande pour les populations burkinabè. Désormais, aucune bête ne doit franchir les frontières jusqu’à nouvel ordre.
L’objectif principal de cette mesure est d’assurer la stabilité du marché intérieur. En effet, l’ exportation du bétail vers les pays voisins créait parfois des tensions sur l’offre nationale, entraînant une hausse des prix pour le consommateur local. Par conséquent, la délivrance des Autorisations Spéciales d’Exportation (ASE) est désormais suspendue. Le gouvernement souhaite ainsi privilégier le panier de la ménagère burkinabè. Cette décision marque une volonté ferme de souveraineté alimentaire en ces temps de défis économiques.
Exportation du bétail : Un délai de grâce pour les opérateurs
Conscient des engagements déjà pris par certains acteurs, l’État a prévu une période de transition très courte. En effet, les exportateurs possédaient déjà des ASE en cours de validité bénéficiant d’un délai d’une semaine pour finaliser leurs opérations. Passé ce délai, l’ exportation du bétail sera totalement verrouillée, sans exception. Les services de contrôle aux postes frontaliers et les forces de sécurité sont déjà mobilisés pour veiller à la stricte application de ces nouvelles consignes gouvernementales.
Le gouvernement appelle au patriotisme des acteurs de la filière pour respecter cette directive d’intérêt général. En effet, le succès de cette mesure repose sur la collaboration de tous les opérateurs économiques. Toute tentative frauduleuse d’ exportation du bétail s’exposera à des sanctions sévères conformément à la réglementation en vigueur. L’État ne tolérera aucun manquement qui pourrait nuire à l’approvisionnement régulier des marchés du pays. La vigilance est donc de mise à tous les niveaux de la chaîne.
Des numéros verts pour dénoncer la fraude
Pour garantir l’efficacité de la mesure, un système de dénonciation citoyenne a été mis en place. Ainsi, tout cas de non-respect de la suspension de l’ exportation du bétail peut être signalé via des numéros verts (80 00 11 84/85/86). Cette implication de la population souligne l’importance stratégique de cette réforme pour la nation. Par conséquent, chaque citoyen devient un acteur de la surveillance du patrimoine pastoral national. Le gouvernement met sur pied cette veille collective pour décourager les contrevenants.
En conclusion, la mesure de suspension de l’ exportation du bétail est une étape nécessaire pour stabiliser les prix nationaux. En effet, la protection des ressources alimentaires est une priorité absolue dans le contexte actuel du Burkina Faso. Par conséquent, les ministres Serge Poda, Ismaël Sombié et Aboubakar Nacanabo unissent leurs efforts pour la réussite de cette mission. Le pays s’engage ainsi dans une gestion plus rigoureuse de ses richesses animales. Finalement, l’ exportation du bétail ne reprendra que lorsque les conditions du marché national seront jugées optimales.


















