Réunis en séance plénière le 6 mai 2026, l’Assemblée législative du peuple a examiné et adopté le projet de loi portant Code du travail. La séance, présidée par le Chef du Parlement, Dr Ousmane BOUGOUMA, a vu la participation du ministre des Serviteurs du peuple, Mathias TRAORÉ, représentant le gouvernement. Le texte final, composé de 10 titres et 441 articles, a été enrichi par 475 amendements, tant de fond que de forme, avant son adoption à l’unanimité des 59 votants.
Ce nouveau Code du travail, fruit d’un travail législatif approfondi, introduit des innovations majeures pour moderniser le cadre juridique du travail au Burkina Faso. Parmi les avancées, on note l’encadrement strict du travail temporaire, avec une limitation à un an de la durée de mise à disposition d’un travailleur et l’égalité de rémunération entre travailleurs temporaires et permanents occupant le même poste.
Un nouveau Code du travail adopté pour plus d’équité
Le nouveau Code du travail adoptée par l’Assemblée législative du peuple renforce également les règles relatives à l’embauche des travailleurs non nationaux. Désormais, tout employeur souhaitant recruter un travailleur étranger non résident devra obtenir une autorisation préalable du service public de l’emploi. De plus, le permis de travail sera obligatoire, et le contrat de travail devra être visé avant son exécution.
Pour lutter contre les abus et la précarisation, le texte limite le renouvellement et la conclusion des contrats à durée déterminée avec le même travailleur. Une autre innovation majeure concerne la prise en compte du harcèlement moral et la redéfinition du harcèlement sexuel en milieu professionnel, permettant désormais des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces actes.
Assemblée législative du peuple : le nouveau Code du travail adopté pour s’adapter aux réalités modernes
Le nouveau Code du travail inclut également des dispositions pour harmoniser la durée des contrats à durée déterminée à deux ans, aussi bien pour les nationaux que pour les non-nationaux, mettant fin à une discrimination défavorable aux travailleurs burkinabè.
Par ailleurs, le texte institutionnalise le télétravail, répondant ainsi aux nouvelles formes d’organisation du travail, et introduit le prélèvement volontaire à la source des cotisations syndicales (check-off ou précompte syndical), afin de faciliter le recouvrement des cotisations pour les syndicats.
L’adoption de ce nouveau Code du travail marque une étape importante dans la modernisation du droit du travail au Burkina Faso, avec pour objectif de garantir plus d’équité, de sécurité et de flexibilité pour les travailleurs et les employeurs.





















