Burkina Faso / Paul Henri Sandaogo Damiba/Le MPSR

MPRS, portrait du Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba

Le Lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba (41 ans) qui a renversé lundi, le président Roch Marc Christian Kaboré, est un officier aux avants postes de la lutte anti-terroriste depuis les premières attaques en 2016.

Portrait

Les mouvements d’humeurs des soldats  dans les casernes débutés dans la nuit du samedi à dimanche 23 janvier 2022 se sont finalement soldés par un coup d’Etat militaire contre le président Roch Marc Christian Kaboré, ce lundi 24 janvier 2022.

Wakatt Communication

Lundi dans sa déclaration de prise de pouvoir, le Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR) du  lieutenant-colonel Paul Henri Sandaogo Damiba, a reproché au régime Kaboré, son « incapacité manifeste à faire face efficacement à la dégradation de la situation sécuritaire ».

L’officier supérieur d’infanterie de l’armée burkinabè s’est engagé depuis les premières heures des attaques terroristes en janvier 2016.

Il a participé à la formation opérationnelle de la quasi-totalité des unités spéciales de l’armée engagée dans la lutte contre le terrorisme, a appris l’AIB de plusieurs sources.

Précédemment chef de corps du 11e  Régiment d’infanterie commando (RIC) de Dori et commandant du 12e  Régiment d’infanterie commando (RIC) de Ouahigouya, il est depuis  le 3 décembre 2021 le commandant de la troisième Région militaire, basée à Ouagadougou (Centre) avec des ramifications à Koudougou (Centre-ouest), Fada N’Gourma (Est) et Manga (Centre-sud).

L’ex élément du défunt  Régiment de securité présidentielle qui s’est opposé au putsch de 2015,  a été également Chef de corps du 30e  Régiment de commandement d’appui et de soutien au camp général Baba Sy.

Son promotionnaire, le lieutenant-colonel Mohamed Emmanuel Zoungrana, ex  chef de corps du 12e  Régiment d’infanterie commandos, et Commandant du secteur ouest du groupement des forces de sécurisation du Nord, a été mis aux arrêts le 8 janvier dernier pour un présumé tentative de putsch. Il serait libre de ses mouvements.

Tout comme le lieutenant-colonel Mohamed Emmanuel Zoungrana, le nouvel homme fort du Burkina Faso, est un écrivain.

Il est auteur d’un livre intitulé « Armées ouest-africaine et terrorisme : réponses incertaines ? », publié aux Editions des trois colonnes le 28 juin 2021.

« Dans ce premier essai littéraire, il décrit et livre son analyse aussi bien sur les particularités du terrorisme ouest-africain que sur les réponses apportées par les armées de la région avant de porter un jugement critique sur les éléments récusables des approches actuelles ».

Il est diplômé de l’école de guerre de Paris et  titulaire d’un master II en sciences criminelles du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) ainsi qu’une certification d’expert de la Défense en management, commandement et stratégie, donc élève du célèbre analyste et écrivain prolixe Alain Bauer.

Portrait de l’Agence d’information du Burkina

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